
Les mythes qui perpétuent la culture du viol
La culture du viol reprĂ©sente l’adhĂ©sion d’une sociĂ©tĂ© Ă de nombreux mythes sur le viol.
Ipsos a sorti un sondage pour MĂ©moire Traumatique en 2019 afin d’Ă©clairer la rĂ©alitĂ© sur les reprĂ©sentations du viol et des violences sexuelles en France. Les Français ont encore de nombreuses idĂ©es reçues et de mythes sur le viol. Ils peuvent ĂŞtre regroupĂ©s en 3 grandes catĂ©gories.
« Il ne s’est rien produit »
Un viol inventĂ© ? Les femmes accuseraient Ă tort les hommes ? De nombreux mythes entretiennent cette idĂ©e… 37% des Français penseraient que les victimes accusent Ă tort l’auteur du viol par dĂ©ception amoureuse ou pour se venger.
La mĂ©connaissance « lĂ©gale » autour des violences sexuelles participe aussi Ă perpĂ©tuer la culture du viol. 1 Français sur 4 ne considĂ©rerait pas comme un viol : l’acte de pĂ©nĂ©tration avec un doigt pourtant refusĂ© par la victime. Pour rappel, le viol est considĂ©rĂ© par la loi comme « Tout acte de pĂ©nĂ©tration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise.«Â
« Il s’est bien passé quelque chose mais ce n’est pas un viol »
Un malentendu ? Une relation sexuelle consentie mais non assumĂ©e ? La culture du viol provient aussi de ces phrases qui suggèrent que le rapport sexuel Ă©tait en fait un malentendu… 32% des Français penseraient qu’Ă l’origine du viol il y a souvent un malentendu.
Elle dit « non » mais en fait elle pense « oui » ? 17% des Français considĂ©reraient que c’est le cas pour de nombreuses femmes… De plus, 18% des personnes penseraient que lors d’un rapport sexuel, les femmes peuvent prendre du plaisir Ă ĂŞtre forcĂ©es.
« Elle l’a bien mérité, elle est responsable de ce qui s’est passé »
Elle marchait seule la nuit ? Elle Ă©tait habillĂ©e sexy ? Les victimes restent mises en cause pour le viol qu’elles subissent, car selon les croyances encore d’actualitĂ©, leur comportement le justifierait… Pour environ 40% des Français la responsabilitĂ© du violeur serait attĂ©nuĂ©e si la victime avait eu une attitude provocante en public ou avait flirtĂ© avec lui sans intention de relations sexuelles.
Pour 31% des Français, un victime serait en partie responsable de son viol si elle a dĂ©jĂ eu des relations sexuelles avec le violeur… cela a pour effet pervers de culpabiliser les victimes.
(Image Ă la une : Getty Images)