
Le Squirt chez les Françaises
Avez-vous dĂ©jĂ entendu parler des femmes fontaines ? Les femmes qui expulsent un liquide n’Ă©tant ni de l’eau ni de l’urine lors de leur orgasme.
Objets de fantasmes, expĂ©rience privilĂ©giĂ©e, reprĂ©sentations souvent erronĂ©es dans les pornos… appelĂ©e aussi squirt ou Ă©jaculation fĂ©minine, la pratique fait parler d’elle et reste spectaculaire !
Quelles femmes squirtent ?
Le squirt reprĂ©sente l’Ă©mission de liquide par l’urètre lors de l’orgasme fĂ©minin. La vessie fabrique ce liquide mais attention, ce n’est pas pour autant de l’urine ! Il en a toutes les composantes mais beaucoup plus diluĂ©es.
Certains pensent qu’une minoritĂ© de femmes peut squirter. Elles ont pourtant toutes la mĂŞme capacitĂ© d’Ă©jaculer que les hommes. Seulement, les femmes ne le savent pas (en gĂ©nĂ©ral). Deux sexologues français, Samuel Salama et Pierre Derveaux, ont menĂ© une Ă©tude en 2015 concernant le squirt chez les Françaises. Seulement 10% Ă 40% des femmes auraient dĂ©jĂ expĂ©rimentĂ© le squirt, une minoritĂ© donc.
Pour les femmes qui ont dĂ©jĂ squirtĂ©, elle n’y sont peut-ĂŞtre arrivĂ©es qu’une seule fois dans leur vie… Le squirt jongle entre le systĂ©matique, l’occasionnel voir l’unique.
Mais si le squirt reste possible pour chaque femme, il n’est pourtant pas innĂ© ou obligatoire ! Le squirt s’apprend et dans sa technique, le lâcher-prise semble primordial. Pour squirter, il faut d’abord en avoir envie.
Une sexualité libérée
Le squirt passe par la stimulation du point G mais aussi celle du clitoris. Il implique donc une bonne connaissance de son corps ou du corps de sa partenaire pour l’atteindre.
Le lâcher-prise permettra enfin d' »expulser » librement le liquide pendant l’orgasme. Tout comme le squirt, il n’est pas innĂ© non plus… la confiance sexuelle avec son partenaire doit rĂ©gner avant tout.
Difficile de faire l’expĂ©rience fontaine, si la sexualitĂ© reste bridĂ©e. Le peu de femmes rĂ©ussissant Ă ĂŞtre fontaine s’expliquerait par les entraves sexuelles et les tabous prĂ©sents dans la sociĂ©tĂ©. Pour Alain HĂ©ril, un sexo-thĂ©rapeute interviewĂ© par Psychologies, « Ce jaillissement renvoie (les femmes) Ă une sexualitĂ© libĂ©rĂ©e, brute, presque animale. Cette hypersexualitĂ© peut faire peur« . Et elles se retiennent donc de squirter…
Le liquide du squirt peut véhiculer des maladies sexuellement transmissibles. Les études restent encore flou à ce sujet. Alors si vous le pratiquez, protégez-vous !