
Poupées gonflables : quand sont-elles arrivées en France ?
Les premières poupées gonflables, d’abord appelées « Dames de Voyage » par les Néerlandais, se développent peu à peu dans toute l’Europe avant de se démocratiser en France. Retour sur l’épopée d’une poupée qui servait de soupape aux premiers marins…
Début du XXème siècle, l’arrivée de la poupée gonflable
« C’est à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, à Paris, que les premières « poupées gonflables » en caoutchouc ont été saisies par la police » note l’historien Jean-Yves Mollier dans La Censure et l’Histoire (éditions PUF). Une prouesse technologique qui évoluera également avec l’apparition du plastique en 1907, perfectionnant encore les poupées. Des fluides, comme des huiles, ou des faux-poils, pouvaient même être ajoutés pour plus de réalisme !
Une confection qui n’était pas sans risque, le journal l’Intransigeant (1902) relate la condamnation d’un fabricant « à trois mois de prison, avec sursis, et 2 000 francs d’amende – juste le prix d’une de ces femmes en caoutchouc, faciles à suivre, même en voyage ». Dans ces conditions de répression, difficile d’attribuer la fabrication de la poupée gonflable à un pionnier de l’industrie.
Hitler et les poupées gonflables
Au risque d’atteindre rapidement le point Godwin de cet article, la légende voudrait même qu’Hitler soit à l’origine de son invention ! Les scientifiques nazis, inquiets de la propagation de la syphilis parmi leurs soldats à Paris, en particulier dans le milieu de la prostitution, auraient inventés une poupée (blonde aux yeux bleus) capables de se plier dans le sac militaire. Les nazis, par peur des moqueries, auraient refusé d’en faire usage. Si cette légende reste très répandue (parce qu’il est certainement très amusant d’imaginer Hitler se soucier de poupées gonflables), les historiens demeurent dubitatifs sur sa véracité : très peu de sources fiables prouveraient cette anecdote.
Dans tous les cas, qu’il s’agisse de l’Europe ou de l’Asie, la poupée gonflable reste la meilleure amie du navigateur qui, seul sur la route ou dans les mers, cherche une consolation dans des bras qui imitent ceux d’une femme. C’est en tout ça de cette solitude que sont nées les premières lovedolls.
Article complet Ă retrouver dans le magazine Blandice.